Dimanche 7 février 2010
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Le Cinéma du réel (du 18 au 30 mars) a sélectionné les films de Pascal
Thirode, Acqua In Bocca et Le collier et la perle de Mamadou Sellou Diallo.
Mercredi 20 janvier 2010
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4 et 5 février
Les étudiants du master et les étudiants de l'école d'art de Valence ont suivis un séminaire dirigé par
Jean-Pierre Rhem, philosophe, historien de l'art, enseignant à l'école d'art de Lyon et Directeur du festival de films documentaires de
Marseille, Après avoir travaillé l’année dernière sur Alexandre Medvekine et sur les
groupes Medvekine de Besançon et de Sochaux, nous abordons cette année le cinéma de Chantal Akerman.
A écouter : la conférence Comment ça va la fiction ? de Jean-Pierre Rhem dans le cadre des Rencontres Raymond Depardon en Languedoc-Roussillon.
"Chantal Akerman filme la frontière avec l'outil premier
qu'est le cadre. C'est clairement la limite dont il est question chez cette cinéaste inquiétée et qui respecte l'inquiétude du monde"
Jean-Pierre Rhem, le 4 février 2010
Samedi 16 janvier 2010
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1, 2, 3 février
Directeur de la photographie et cinéaste, Denis Gheerbrant, fondateur de l'Addoc a réalisé de
nombreux films dont La république Marseille (2009), La vie est immense et pleine de dangers (1994), Et la vie (1991).
"Le documentaire et la fiction, il n'y en a pas un qui est plus cinéma que l'autre, mais dans un film documentaire, on est devant quelque chose qui se passe maintenant, devant la caméra. Dans le
cinéma dont je parle, ni l'un ni l'autre, entre la personne filmée et le filmeur, on ne sait ce qui pas se passer : ça se construit devant la caméra".
"Les documentaristes vont voir des gens qui lui raconte une histoire et cette histoire va être la base d'une scénarisation, puis il revient les voir pour en faire des "témoins de la vie".
Mettre les gens en position de sujet, ce n'est pas neutre. Je filme les gens car je suppose qu'ils savent des choses que je ne sais pas, sinon je ne sais ce que l'on irait voir chez
eux. Ce que l'on touche, ce n'est plus de la connaissance, mais du savoir : ce que l'on sait de
sa propre vie. C'est pour cela que dêtre filmé, cela va intéresser les personnes que vous allez rencontrer. Mais pour cela il faut leur demander (au sens de leur poser des questions), c'est comme
un kiné qui ne voudrait pas faire mal : il ne faut pas perdre son temps avec quelqu'un qui ne vous ferait rien.
Denis Gheerbrant : "L'écriture d'un film n'est pas un objet en soi : c'est ce qui va permettre le film. Je fais un film pour comprendre la question que je me
pose. Quand vous tournez dans un milieu qui n’est pas le votre, j’aime bien dire que c’est "apprendre la
langue" : les mots ne sont pas chargés des mêmes choses. De quoi sont-ils chargés ? Comment court-circuiter les représentations ? Qu’est-ce que c’est une caméra dans tel ou tel champ
social ? Est-ce que l’on va pouvoir faire un film ensemble ? Jusqu’où peut-on dire ? Qu’est-ce qui ne trahira pas ? "
Samedi 16 janvier 2010
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25, 26, 27 janvier
Benoît Dervaux a réalisé les films documentaires Gigi, Monica et Bianca (1996, 84
minutes), La devinière (1999, 90 minutes), et A dimanche (2001, 56
minutes).
Benoît s'interroge sur l'outil pour chacun des films qu'ils réalisent (en vidéo) ou qu'il cadre (en cinéma), et sur son rôle de "corps filmant" : pour les films des frères Dardenne dont il est le
cadreur, il imagine, se construit "un personnage caméra" pour filmer Rosetta, ou Le fils. Lors de sa dernière venue à Lussas en 2008, il a expliqué aux étudiants qu'il refuse
l'idée de la caméra subjective et ses choix techniques se définissent à partir d'une démarche éthique : "Une caméra qui se glisse dans la peau d’un autre, c’est délicat. Comment savoir comment voit
autrui ? Je refuse l’ubiquité en documentaire parce que je fais un cinéma à hauteur d’homme et un homme n’a pas ce pouvoir là. De la même manière, je ne construis pas de montage parallèle".
A lire : un entretien avec Benoît
Dervaux.
Samedi 16 janvier 2010
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20, 21, 22, 23 janvier.
Le Ciné-tract est un exercice réalisé en tourné-monté et destiné à faire avancer les questions d'écriture du projet de film que les étudiants développent en écriture tout au long de l'année. A
chaque fois, réinventé par Pierre Hanau, réalisateur et scénariste, le ciné-tract trouve son origine dans l’histoire des films politiques : il est destiné à susciter la discussion et l’action, il
permet aux étudiants de travailler l’écriture d'un film en filmant.
Mardi 15 décembre 2009
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Ce premier exercice de réalisation conçu, comme un film à part entière, est écrit et tourné par les étudiants
pendant 3 semaines du mois de décembre, puis montés pendant 2 semaines en janvier. Ils ont été accompagnés pendant toute cette période par Alain-Paul Mallard pour l'écriture et la réalisation et au
montage par Claire Atherton. Alain-Paul est écrivain et cinéaste, Claire est notamment la monteuse des films de Chantal Akerman.
A lire : l'entretien paru dans Vacarne où chantal Akerman
parle notamment de son travail avec Claire Atherton.
En présentant aux étudiants
le film de Noëlle Pujol et Andreas Bolm, All the children but one et en parlant de ce travail, Claire Atherton a dit à propos du montage : "Ah oui, c'était ça ! C'est là qu'on allait ! J'aime bien y aller de
manière pas totalement consciente parce que je trouve que quand on est trop conscient, en tous cas moi quand je travaille, quand je suis trop consciente de ce que je fais, j'ai l'impression que ça
se voit, qu'on voit les ficelles. Je préfère ne pas trop savoir intellectuellement, raisonnablement, avec la raison. J'aime bien sentir. En même temps ce n'est pas aller à l'aveugle, on est guidé
par quelque chose. Si on est guidé par rien c'est qu'il n'y a pas eu d'écriture au départ, de vrai désir."
Lundi 14 décembre 2009
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Pour le suivi de réalisation du premier film de l'année, le film sur la parole (entre 7 et 15 minutes),
un réalisateur est présent pour travailler avec les étudiants pendant 13 jours et un monteur sur toute la période de montage, c'est-à-dire 11 jours. L'ensemble des travaux du Master sont
accompagnés de près par professionnels en activité : un réalisateur et un ancien étudiant sont présents 26 jours pour le suivi de réalisation du film collectif (du 8 février au 8 mars)
et un monteur travaille avec le collectif pendant 17 jours pour penser et fabriquer ce film qui a généralement une durée d'une heure. Pour le film de fin d'études (entre 10 et 20 minutes)
dont l'écriture, le tournage et le montage s'organise sur 2 mois (avril et mai), chaque groupe de 6 étudiants est accompagné par un réalisateur (présent pendant 21 jours) et un monteur (à Lussas
pour 17 jours).