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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 13:00

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  Autour de Largentière, à l'ombre de la mine, sur les bords de routes, un paysage se dessine à partir de ce qui n'est plus...On récupère, fabrique, rafistole, pour sonder au présent ce que nous arpentons…

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 11:05

Invitation-projection-fdf-promotion-2015.jpg

  © Dominique Jouffre


Mercredi, c'était le grand soir, la projection des films  réalisés par les 5 étudiants en Production du master.

Après avoir travaillé sur l'écriture et le tournage avec Matthieu Canaguier puis pendant deux semaines avec Cécile Martinaud au montage, nous avons eu le plaisir de regarder des films qui ont pris les risques d'aller vers ceux qu'ils ne connaissaient pas, pour chercher la rencontre, capter l'univers d'une personne, d'un lieu, d'une pratique.

Merci à tout ce travail et bonne chance pour les 3 mois de stages dans une structure de production!

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:18

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cherche ses traces, sur les lieux où le présent prend ses marques....

Jacques Deschamps suit cette affaire de près, et les étudiants poursuivront leur film au montage avec Agnès Bruckert pendant presque 4 semaines, pour qu'un film naisse comme un territoire sur une carte.

À poursuivre....

 

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 15:50

 

 

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TariqTeguia142

 

Tariq Teguia vient pour la première fois en hiver à Lussas. Il pleut. Lundi matin pas de boulangerie, il est trop tard, les cafés du village sont fermés. Il faut prendre la voiture jusqu'au prochain village, commerces fermés. La faim passe. Première fois qu'il intervient à l'école documentaire. Il sera là pour 5 jours, une master class avec les étudiants en réalisation.

Il parlera de ses films, ils parleront de leur film.

 

Intensité, nécessité, vitalité. il nous parle de son expérience. Résister pour ne rien lâcher, pour que le film se fasse jusqu'au bout, sans concession aucune, le film.

 

"Les films, vous avez compris,

il ne faut pas les rêver,

il faut les faire!"

 

 

"Il faut être sismique. Capter tout ce qui se passe autour, sur le tournage, avant , après... Il faut essayer de se brancher avec le monde. Il n'y a pas de formule."


"Ne pas accepter la simplification "fait court".

Résister au "log line", au résumé du résumé."

 

 

"N'ayez jamais l'impression de faire le film de quelqu'un d'autre, d'où la nécessité d'un savoir technique minimal, de savoir de quoi est faite une image.

Il faut que ce soit  VOS images, VOS sons, VOTRE rythme."

 

Aucun plan n'est donné, tout est bataille.

 

 

"A propos d'Inland, comment rendre compte de cet après-guerre en Algérie?

Je me suis déplacé, je suis allé voir.

Rouler, regarder, discuter avec les gens.

Qu'est-ce qui se joue là, à ce moment là, dans ces espaces?

Par arpentages se construisent les repérages, les prises de note, les cartographies."

 

"La liberté ça coûte cher. On la paie un jour ou l'autre...la santé, les amis...."

 

"Résister à ce conditionnement dans une époque qui ne reconnaît que le marché, qui ne reconnaît que les choses et leur prix.

Il faudra être très subtil, très fort!

Il faut inventer son système."

 

 


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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 10:56

derushBD+etud light

                       Séance de derushage avec les étudiants et Benoit Dervaux - 


"Dans la Devinière, il n'y a pas de paroles, c'est le sous-texte qui m'intéresse, la parole qu'il y a derrière les mots." B.D.

 

Alors que l'hiver ne vient pas, Benoît a traversé une partie de la Belgique puis de la France pour accompagner les premiers petits films que les étudiants réalisent avant le film collectif et leur film de fin d'études. Filmer la parole, c'est le mot d'ordre, à déjouer, à interpréter...Etre à l'écoute de l'autre pour donner à voir. Prendre les risques d'aller vers un langage, un univers qui ne nous ressemble pas. Expérimenter l'alérité, entre l'autre et le moi, il y a à mi-chemin le film. Une tentative d'aller à la rencontre avec ses façons de voir. Mais ce n'est pas si facile...


- quelques mots sur la rencontre 

 

 

-...sur la parole

 

 

-..sur la présence

 

 

- anecdote de tournage sur Gigi, Monica et Bianca

 

 


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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:28

Bande-annonce - GAZA from ecole documentaire on Vimeo réalisée par Pierre Tonachella

 

 

 

 

 

 

 

Bande-annonce - LE DEVOIR from ecole documentaire on Vimeo réalisée par Rémi Jennequin

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 10:14

Mercredi 26 novembre,

Lussas, 13 °C, il bruine.

Il est temps pour les étudiants du master réalisation de partir en repérages sur les voies du films collectif, d'apprendre avec Rémon Fromon, directeur de la photographie, comment on travaille avec la lumière pour créer des images, comment cadrer, comment se placer, comment placer ce qu'on filme...

...alors que les étudiants en production et leurs confrères stagiaires de la formation "Fondamentaux de la production", rencontrent Patrick Sibourd, distributeur de films (Nour Films) pour apprendre et comprendre les enjeux de la distribution aujourd'hui.

Au même moment les résidents de la résidence d'écriture, se retrouvent dans la salle de projection de Lussas pour visionner une programmation proposée par Pierre Hanau qui a pris le relais de François-Xavier Drouet. La résidence se terminera à la fin de la semaine avec Emmanuel Parraud dans le rôle du lecteur des textes qui auront été travaillés tout au long de leur séjour.

De part et d'autres de Lussas, résonnent les coups de fusils des chasseurs se risquant à chasser près de chez nous. Le cours des rivières a été refaçonné par la force des torrents, la saison des pommes cette année est plutôt bonne alors qu'on s'inquiète pour les arbres fruiters et les vignes, qui ont les pieds dans l'eau et contractent des maladies...Certains se retrouvent obligés de traiter avant l'heure...

Et puis il y a presque 29 ans jour pour jour, dans son ciné-journal, Serge Daney s'aprêtait à écrire, Sans toit ni loi (PAGE 1 et PAGE 2) Froid, platanes et cinéma...à propos du film d'Agnès Varda, du même titre.

 

 

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© Emma Lebot - 2014

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 22:22

 

Les étudiants du master ont suivi un atelier de réalisation dans un laboratoire artisanal de cinéma (l’Atelier MTK, avec Etienne Caire). Tournage, développement, tirage contact & optique, en 16mm. Voici ce qu’ils disent de cette expérience :

 

 

16:3

 

 


Damien Pelletier-Brun


"Contrôler la précision. Être moi-même un instrument de précision". (Bresson)

 

Le 16mm constitue une histoire de l’artisanat en cour d'industrialisation ou l'arrière boutique du forain : tour à métaux + machine à coudre + bain de chimiste + tour à potier = image + mouvement + mains. Les doux ronflements, bruissements et vrombissements des machines rassurent l'oreille quant au bon déroulement de la pellicule dans l'appareil loin du silence électrique qui oscille dans les circuits imprimés.

 

 16:2


Justine Okolodkoff 


Seize millimètres. Seize micromètres. Microsecondes. Tu découpes mais autrement. Tu regardes autrement: le cadre est petit, il fait trop noir. Allume la lumière. Ouvre la lumière en fait. Seize secondes. T'as pas le temps de filmer tout ce que tu voudrais: les textures, les détails, les petites traces, les cuticules, la pupille qui change de taille. Ce sera une action, un geste, une mise en scène pas vraiment préméditée. Alors met toi là, voilà: la lumière est pas mal. T'enregistres, t'as dix secondes, seize micro grains de sable. Ça ne veut pas dire grand chose mais tu peux te laisser porter par le bruit, le bzzz de la caméra. Flash. Back. Ça rappelle des souvenirs qui ne sont sûrement pas les tiens. C'est précieux là l'image. Et si j'avais mal mis l'organisme dans la caméra, et si ça marchait pas. Noir. Noir. Blanc. Faut que ça marche. Question...d'efforts? Seize millimètres, regarde plus fort. A un mètre cinquante. temps, distance réglementés. Portrait. Tu voudrais bien faire le portrait de la pierre, des murs en béton.

 

Non. Une personne, des grimaces. Pas la texture de tes habitudes de maniaque. Le mouvement pas la texture pixo-millimétrée, chiadée, dématérialisée. La texture des bacs à produits. Noir. Noir. Blanc-lumière. Image. Je sors, tu sors, on sort la bobine. C'est plus précieux que le fil. Tu peux pas tout emmêler et couper dans le tas par flemme. Tu y vas lentement. Seize micro-secondes d'éternité pour débobiner, rembobiner. Tu sens la matière que tu connais un peu. La pellicule c'est de la matière bâtarde: plastoque qui glisse, vitre, colle, surface lisse, résistance. Tu fais gaffe aux encoches. En bas. Les bacs. Des températures différentes que tu réalises mieux dans le noir complet. Et les voix des autres, leurs mains, leurs mains-voix.

 

A un moment, ça y est: les petites formes apparaissent. Négativement. Ça veut dire que tu ne vois rien encore. Du suspense dans ta maniaquerie. Tu vois les images. C'est une histoire, c'est l'histoire des mains passées dans les bacs, des mains dans le noir. Et tu joues avec la surface de la pellicule, fais admettre son jeu de surmatérialité. Et la maniaquerie reprend. Ce que tu n'as pas pu faire au moment de saisir l'image, tu le fais maintenant. Jouer à révéler, à dévoyer la lumière ou à casser l'image en deux. Tu diffractes, tu détraques la matière. Mettre des veines, des nervures, des fuseaux d'irrigation partout sur le noir. Noir. Noir. Blanc.

 


Seize millimètres.

Seize micro secondes.

J'ai eu le temps d'être

Le doigt sur la gachette du réel, un quart de seconde.

Mais y a matière... Matière à parler, matière à jouer, matière à rêver, matière à toucher.

Alors je retournerais bien du côté de la patience pour boucler le réel en matières premières.

 

 

Ils se sont filmés entre eux, dans un principe d’altéro-portraits.

 

Marine Jolivet 


Les 5 sens. Filmer un peu à l'aveugle aux bruits de la pellicule qui défile en se rendant davantage compte du temps qui s'écoule. Se faire les muscles des bras et des épaules en tenant maladroitement les vieilles caméras. Toucher et manipuler l'objet caméra dans l'obscurité de la chambre noire pour développer le négatif. Etre déstabilisé par l'odeur aigre-douce du chimique liquide révélateur. La pause midi et le goût du repas partagé à l'ombre de l'arbre. Voir et revoir les photogrammes qui se succèdent pour révéler nos propres images, donnant l'étrange sensation de nous visionner nous-même dans un film des années 50.

 

Photos : Vincent Sorrel

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 21:48

 

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Photo de rentrée à Grenoble avant de continuer à Lussas à partir du 3 novembre. Pendant deux mois,  les étudiants ont suivis desMasterclass avec Tariq Teguia et Alain Cavalier, et travaillés sur les cinéastes suivants : Eduardo Coutinho, Cao Guimarães, Joao Moreira Salles, Marcos Prado, Paulo Sacramento, Bob Connoly & Robin Anderson, Jean-Luc Léon et Sylvie Faguer, Christian Lallier, Don Allan Pennebacker, Albert et David Maysles,Claudio Pazienza, Jean Rouch, Pierre Perrault, Johan Van Der Keuken, Serguei Dvorstevoy, Alain Resnais, Gianikian & Ricci Lucchi, Samuel Fuller, Straub & Huillet, Roberto Rossellini, Jean-Luc Godard, Jonas Mekas, Manoel Olivera, Joao César Monteiro, Reis & Cordeiro, Pedro Costa, Manuel Mozos… 

 

Photo : Abdé Devèche.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 09:53

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                        1907 - Julius Neubronner       

 

A Lussas, l'automne fait surface, c'est le temps des chassés croisés...Les uns arrivent, d'autres reviennent, alors que d'autres arrivent bientôt.

D'abord les résidents, au nombre de 6, 6 projets de films, 3 semaines d'écriture accompagnées par François-Xavier Drouet, réalisateur (L'initiation, La chasse au Snarck, Au nom du coach) relayées par une semaine de pratique son, image et montage avec Olivier Dury opérateur et réalisateur (Mirages (réal.), Sous le ciel (réal), Si j'existe je ne suis pas un autre (image)), qui passe la main à Pierre Hanau, formateur à l'écriture et à la réalisation depuis de nombreuses années.

 

Entre temps les étudiants-sortants reviennent pour une semaine intense d'écriture sur leur projet de film qu'ils vont présenter au TËNK, ces rencontres Producteurs-Réalisateurs, qui se tiendront le 29, 30 et 31 octobre. Se joindront à eux les résidents du printemps 2014. Au total 14 projets seront présentés, et 15 structures représentées. Les 11 nouveaux étudiants et stagiaires en productions seront observateurs de ces échanges chargés d'intensité.

A cette occasion producteurs, diffuseurs et autres structures de soutien à la réalisation se réunisssent pour écouter les projets des réalisateurs et nous l'espérons tisser des heureuses alliances de travail. La collection Primavera en partenariat avec la télévision locale Lyon Capitale TV  donnera jour à la 5ème collection.

 

Et puis le 3 novembre arrive, c'est le jour de la rentrée officielle des étudiants en master cinéma documentaire de création avec 11 étudiants en réalisation, 5 en production et 6 stagiaires en "fondamentaux de la production". Les uns commenceront avec l'intervention de Stefano Savona, réalisateur (Tahrir, place de la libération) et par ailleurs sélectionneur d'Experiences d'un regard aux Etats Généraux cette année. Les autres accueilleront Catherine Derosier-Pouchous, responsable de la production audiovisuelle du Louvre.

 

Nous souhaitons à tous la bienvenue, et manifestons le plaisir de revoir ceux qui sont venus. C'est le cycle de Lussas, on repasse toujours par là...Au plaisir de vous voir!

 

 

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