Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 16:15

 

La formation s'adresse à tout auteur-réalisateur, y compris débutants. Les projets pouvant être retenus sont les documentaires de création. Ils devront donc refléter le point de vue de leur auteur. Le projet peut être présenté par un auteur-réalisateur qu’il bénéficie déjà ou non, de l'appui d'un producteur.

 

Voir "inscription en cours" à droite de l'écran.

 

 

L'individualité et le groupe

Des exercices quotidiens d’écriture et dans le même temps une expérience collective ou bien individuelle de projections puis de description de séquences ou de films documentaires (ce que je vois, ce que j’entends, ce que j’interprète), l’analyse de la matière du récit filmique et de son économie, l’appréhension de sa documentation, enfin l’apprentissage en commun de la prise en main des outils de l’image, du son, du montage, la pratique du matériel technique, ont amené les apprentis-chercheurs, dans la voie et dans le style qui leur sont absolument propre, à trouver réponse à cette question : 

-  à quoi peut-on croire, qu’est-ce qui est vrai ? 

Autrement dit : comment faire que par  la mise en scène de la réalité que j’ai à filmer au moment où je la filme, tout semble se dérouler de la manière la plus plausible du monde en même temps que cette vie filmée de tous les jours sache composer, afin que tout se réponde et prenne valeur de signes  ?   Ou encore : ne plus discerner l’imaginaire discret du vécu.

C’est évidemment sinon le problème du moins la question du documentaire.


Le croquis filmé 


En conséquence, la proposition de la réalisation d’un croquis filmé en relation avec le projet initial (petit film tourné, monté) est cette étape où chacun prend conscience de cette question : A quoi peut-on croire, qu’est-ce qui est vrai ?  Où chacun peut donc réfléchir purement sa situation, dans le projet qui l’occupe et ainsi en réordonner les données anciennes.

(Une projection en commun de ces petits films personnels, au centre du temps de l’atelier d’écriture permet d’oublier, de recommencer, de penser, de parler ensemble aussi : sans confidence et sans circonspection de se dire et de se redire ce qui ne va pas encore ).

 

 

Comment passer de la permanence illusoire d’un sujet à son abandon provisoire pour écrire ?

 


Lente transmutation du sujet : rejeter, modifier, modeler, revenir … Il y a sûrement un mauvais dieu qui contraint chacun d’entre nous à ne pas oublier ce faux dieu, celui qui nous fait éprouver l’idée d’un sujet initial et préalable à traiter. En même temps « ce besoin » d’une illusion de permanence » crée à son tour un besoin réel de structure et de forme… et dès lors, après l’exercice du croquis filmé, les sujets que nous convoquons ne sont plus des opinions, des sentiments, des prétextes, etc. mais des images promptes à vivre. Et dès lors (à nouveau) elles affluent : pourtant elles ne sont pas encore vraies. Les vraies viennent après : les vraies  ce sont celles qui arrivent au moment où l’on peut se dire à la fois « si peu de choses ont changé que tout redeviendra comme avant »  mais aussi « comme le temps à passé, elles ne redeviendront jamais comme avant, après qu’elles ont changé » . Et ces «  images là » que nous avons cherchées, tout à coup se fondent si intimement dans l’essence du récit à mener, qu’elles nous indiquent : c’est maintenant le moment d’écrire.

 

 

Marianne Frichaux


D'autres articles du blog sur La résidence d'écriture




Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 16:02

 

Dans le cursus du Master, le "film sur la parole" est le premier exercice conçu comme un film à part entière. Il est écrit et tourné par les étudiants pendant 3 semaines du mois de décembre, puis montés pendant 2 semaines en janvier.


Lettre d'intentions aux étudiants :


Face à la caméra, s’adressant à un interlocuteur hors-champ, une personne témoigne, raconte ou se raconte, tandis que les questions demeurent off, peut-être même coupées au montage, donnant l’impression d’une parole autonome, auto-générée et implicitement porteuse de réel.



C’est sans doute là le dispositif le plus immédiat de la parole documentaire filmée, amplifiée par sa systématisation par l’image télévisuelle. Sans vouloir évacuer cette figure devenue stéréotypée – elle n’est en rien a priori illégitime – j’aimerais néanmoins que dans le cadre de notre travail nous en évitions le caractère impensé.


Nous nous poserons donc la question des limites de cette mise en forme de la parole, et des réponses singulières qui peuvent être trouvées pour chaque film, chaque rencontre, chaque interlocuteur particuliers, chaque parole.


La mise en scène de celle-ci est la première chose sur laquelle nous porterons notre attention. Qui parle ? À qui ? De quoi ? Et comment le film se place-t-il pour en rendre au mieux compte ? L’interview, l’entretien, ne sont sûrement pas les seuls motifs qui peuvent nous faire entendre les mots et leur sens. Le dialogue, la discussion, le débat, le manifeste, le monologue intérieur, le récit, les texte lus, la poésie, la chanson... – la parole sait prendre des formes multiples, dont le niveau de langue vient encore amplifier la diversité : parlée ou écrite, naturelle ou plus préparée, accent pointu ou chantant, etc.


A cette extrême richesse de la parole, il ne me semble pas qu’il y ait de place unique ou évidente pour celui qui la capte ou la reçoit. La position de celui qui écoute et filme, sa prise en compte par le dispositif de filmage, me semblent les préalables nécessaires au contrat implicite que pose un film – notamment dans son rapport au réel, voire à la vérité.


Et c’est là un second point qui m’intéresserait. Le cinéma du réel est-il nécessairement un cinéma de vérité ? Quelle place peut y trouver le mensonge, ou l’erreur, ou l’oubli, ou le refus de parler ? Il me semble que si le cinéma a quelque chose à faire avec la parole, c’est aussi dans ses à- côtés : le silence et les silences, les périphrases ou la logorrhée, la confusion, la contradiction..1Là où la parole sait, mieux que tout autre, taire et masquer, le cinéma peut peut-être l’aider à dire.


Durant les deux premières journées de notre atelier (2 et 3 décembre), je vous présenterai la façon dont je me suis heurté à ces questions à travers mes trois films documentaires : Nissim dit Max, où la circulation de la parole suit le cadre familial, puis en déborde ; Le Brahmane du Komintern, film à la voix off omniprésente, où la parole sert le récit historique, en faisant des pas de côté ; Adieu la rue des Radiateurs, où la parole littéraire (de l’écrivain Mathieu Riboulet) se substitue à un dessein plus intime.


J’aimerais que, de votre côté, vous puissiez déjà préparer les grandes lignes de votre projet de film à réaliser pour cet atelier, en nous faisant part, le cas échéant, de vos expériences passées dans le domaine de la captation de parole (film, enregistrement...). Vous pouvez également apporter des extraits de films existant (documentaire ou fiction), où vous trouvez que la parole est filmée d’une façon particulièrement intéressante.


Nous consacrerons les dix jours restants (du 6 au 10 décembre et du 13 au 17), à vos films : préparation, filmage, dérushage, en faisant de chacune des étapes une occasion de réfléchir à ces questions de mise en scène et de « vérité » que j’aimerais plus particulièrement explorer.

 

Vladimir Léon



Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 16:27

 

 

Claudio Pazienza - Lussas novembre 2010

Novembre 2010 / Claudio Pazienza prépare un agneau en croute d'herbes aux étudiants du Master et a concocté des exercices pour les étudiants du Master.

 

« Les haïkus portent souvent sur les saisons et le cycle de la vie. Ils s’intéressent à l’agitation de la nature cosmique et projetaient quelque chose sur la vérité des hommes en faisant surgir une image forte entre le 2° et le 3° ver ». Exercice en 3 plans en tournées montés.

 

« En trois lignes d’observation, ces poètes japonais savaient exprimer leur rapport à la réalité. Ils ne faisaient pas qu’observer, mais en sondaient avec calme, sans vaine agitation, le sens éternel. Plus l’observation est précise, plus elle est unique, et plus elle se rapproche de l’image. Dostoïevski disait avec raison que la vie est bien plus fantastique que la fiction ». Andreï Tarkovski dans Le temps scellé, Cahiers du cinéma, Paris, 1989

 



Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 08:43

 

Eliane Delatour est anthropologue et cinéaste de films documentaires (Comptes et contes de la cour) et de fictions. Bronx-Barbès et Après l'océan ont été écrits à partir d'un long travail d'enquête anthropologique, le scénario de fiction prenant en charge du côté de la mise en scène la somme, complexité et la "vérité" du travail scientifique.

 

 

Pour Abel Gance, “ ce qui compte, ce n'est pas l'image; l'image n'est que l'accessoire du film. Ce qui compte, c'est l'âme de l'image.” L’accent est mis sur la fidélité à ce que l’on ressent plus qu’à la fidélité aux apparences de l’objet qui suscite ces sentiments. C’est de l’intérieur que la réalité se découvre, donnant une impression de connaissance dans le partage. On a souvent opposé l’art et la science qui pourtant participent d’un même mouvement : aller des apparences à l’invisible, du connu à l’inexploré en passant pas l’interprétation. Les sciences sociales s’enrichissent aussi bien de l’expression romancée que d’essais ou de livres théoriques. Zola, Balzac… ont autant contribué à la connaissance sociale de leur siècle que la sociologie ou l’histoire. Ne pourrait-on renverser le problème et dire que le gage d'un bon travail anthropologique serait de pouvoir tirer un scénario de fiction qui fonctionnerait de bout en bout puisqu’il s’appuie sur l’analyse minutieuse des pensées et des comportements humain ?


Eliane Delatour

 

Extrait de l'article "Voir dans l'objet". Documentaire, fiction, anthropologie qu'Eliane Delatour a transmis aux étudiants du Master en préparation du cours "Cinéma et anthropologie" les 21 et 22 octobre, à Grenoble (université Grenoble 3).

 


Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 21:38

Aujourd’hui programmatrice à la Mostra de Venise, Marie-Pierre Duhamel Muller est à l’origine du programme pédagogique du Master 2 Documentaire de création avec Jean-Marie Barbe (Ardèche Images) et Jean-louis Alibert (Grenoble 3). Programme qui est basé sur la pratique de réalisation documentaire et la pensée sur cette pratique. Marie-Pierre Duhamel Muller est intervenu pendant 2 jours à Grenoble auprès des étudiants du Master.


« Je pense qu’il faut encore raconter qu’un film, ça se fabrique, afin que le public conquière un supplément d’espace critique devant les images. Cette démarche est essentielle si l’on veut vraiment que les spectateurs prennent du champ devant l’objet film, qui est un concentré de sensibilité, d’imaginaire et de pensée comportant ses zones opaques, ses actes délibérés, ses maniements et sa mise en scène : proposer au public de mettre cela en discussion avec les cinéastes, c’est renforcer sa liberté de regard (…). Le cinéma est l’un des plus extraordinaires modes de récit du siècle, et moins on sait comment il est fait, plus on s’éloigne de ce qui le fait surgir ». 

 Entretien avec Marie-Pierre Duhamel-Müller, L’Humanité du 9 mars 2005 à propos du Cinéma du réel dont elle a été directrice artistique.

 


Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 21:58

François Niney est intervenu à Grenoble les 20, 21, 22 septembre 2010 auprès des étudiants du Master.


            Le cinéma est à la fois fiction (un plan de chien enragé ne mord pas) et documentaire (tout film documente au moins ses acteurs en train de jouer). Mais bien évidemment la visée documentaire diffère considérablement de celle de la fiction. La vérité historique n'est pas du même ordre (de production, de croyance) que la vérité dramatique ; elles ne réfèrent pas au monde de la même façon (même si elles peuvent se mêler) et ne relèvent pas du même geste, de la même intention (ni donc de la même réception).

 
La nature documentaire du cinéma, de la prise de vue comme prise de vie, engage deux ordres de questionnement :
1) la question de la réalité et de la vérité à l'écran vis à vis du spectateur ;
2) la question de la relation filmeur/filmé, des conditions et directives de tournage, qui vont elles-mêmes guider (tromper ou détromper) la croyance du spectateur. Car filmer, plus spécialement en documentaire, ce n'est pas seulement représenter, c'est aussi agir directement sur le monde et ses protagonistes ; en documentaire bien plus qu'en fiction, la relation entre l'action du filmeur et les actions des filmés (au tournage comme au montage) est non seulement le moteur du film, mais partie intégrante de son motif et de son sens. Si en fiction, selon l'adage godardien, "un travelling c'est une question de morale" (comme on dirait "le style c'est l'homme"), en documentaire "la morale est bien une question de travelling" (citation moins connue mais antérieure de Luc Moulet), dans la mesure où on ne filme pas les personnages d'une histoire (une représentation au sens théâtral et une vision d'auteur) mais l'histoire des gens, qui valent et répondent d'eux-mêmes devant la caméra, et le documentariste doit répondre de leur présentation. C'est pourquoi nous parlerons ici d'analyse "esth-éthique", au sens où la compréhension du documentaire exige une critique pragmatique en plus d’une analyse sémiologique (ou iconique).

 
        
Pendant trois journées nous passerons donc en revue, dans une perspective non pas académique mais "esth-éthique", les principales formes, manières, méthodes, dispositifs, styles, inventés par les documentaristes, tout au long de l'histoire du cinéma, pour appréhender le réel, ou disons plus modestement certains aspects de la réalité, et en rendre ou tirer certaines vérités. (Vérités, remarquons le en pensant au remontage d'archives, toujours sensibles au devenir).

           
Extraits de films projetés :


 1) Introduction : Entre réel et fiction

- « Collision frontale », de Marcel Lozinski (Pologne, 1971)

- « Salam Cinema », de Mohsen Makhmalbaf (Iran, 1995)

- « The Thin Blue Line » (Le dossier Adams) d’Errol Morris (USA, 1988)

 

2) "La vie sur le vif" ?

- "Lumière ou le cinéma à vapeur" d'André Labarthe (France, 1995)

- "Sortie d'usines", de Harun Farocki (Allemagne, 1993)

- "Nanook", de Robert Flaherty (USA, 1921)

- "L'homme à la caméra", de Dziga Vertov (URSS, 1929)

- "Les hommes le dimanche", de Robert Siodmack et Edgar Ulmer (Allemagne, 1929)



3) Propagande, reconstitution, remontage et démontage

- "Night Mail", de Basil Wright et Harry Watt (prod.John Grierson, 1936)

- "Sachez reconnaître votre ennemi : le Japon", de F. Capra et Joris Ivens (USA, 1944)

- "Les statues meurent aussi", d'Alain Resnais et Chris Marker (France, 1950)

- "Hiroshima mon amour", d'Alain Resnais (1959)

- "Radio Bikini", de Robert Stone (USA, 1984)

- "Hiroshima", docu-fiction de Paul Wilmhurst (BBC, 2005)

- "La bombe" (The War Game), de Peter Watkins (BBC, 1966)

- "Missile", de Fred Wiseman (USA, 1987)

- "Fog of War", d'Errol Morris (USA, 2003)



4) La voix de son maître, la voix-je et la voix des autres

- « Les maitres fous » de Jean Rouch (France, 1954)

- « Sans soleil » de Chris Marker (France, 1982)
-
« Chronique d’un été » de Jean Rouch et Edgar Morin (France, 1961)

- « Le joli mai » de Chris Marker (France 1962)

- « La dame lavabo » d’Alain Cavalier (France, 1988)

- « La jungle plate » de Johan van der Keuken (Pays-Bas, 1978)

- « Route One » de Robert Kramer (France, 1988)

 

5) L'archive et la reprise de vues

- « Nuit et brouillard », d’Alain Resnais et Jean Cayrol (France, 1954)

- « Mother Dao, chronique coloniale » de Vincent Monnikendam (Pays Bas, 1992)

- « Volkswagen Komplex » de Hartmut Bitomski (Allemagne, 1984)

- « Récits d’Ellis Island », de Georges Pérec et Robert Bober (France, 1980)

- « Le cas Howard Phillips Lovecraft », de Trividic et Bernard (France, 1998)

- « Veillées d’armes », de Marcel Ophuls (France, 1992)


Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 21:39

 

L'Atelier de Lussas a eu lieu du 20 septembre au 5 novembre 2010
Le prochain atelier se déroulera à l'automne 2011.

Voir les Articles du blog sur l'Atelier de Lussas.

 

Le film "Aller voir et rendre compte", a été réalisé en 2007 en cinéma super 8 par Solange Dulac pendant l'Atelier de Lussas, lors de l'expérience de la chambre noire dans le paysage animée par Suzanna Monteiro ou Julien Daniel.

 


 

Extrait d'un entretien avec Susana Monteiro de l'association "un atelier de cinéma quotidien" :
 
"Je suis entré dans la chambre noire et j’ai été fasciné par la nature de cette image, inversée haut-bas, droite-gauche. Peu importe l’image – c’était un citronnier - ce qui m’a intéressé c’était sa nature. Je me suis mis bille en tête dans l’idée de redresser cette image.

La chambre noire, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on en fait ?

C'est outil privilégié pour être à l'intérieur de la caméra avant que l’image ne soit figée, où et quand c’est encore possible de la façonner et de l’éprouver physiquement en cherchant la distance, la place. Ça se dissipe, ça se précise… c’est flou… il y a le vent. Avec la chambre noire, on s’éloigne de la perception humaine, de ce que nos yeux ont l’habitude de regarder. On est plus loin quand on est dedans : tu recules alors tu as toujours besoin de te rapprocher… Tu commences toujours trop loin et tu t’approches toujours de ce que tu veux voir avec une vision plus large que ce que tu as l’habitude (une chambre noire, un sténopé voit à 180°).

C’est une recherche  pour venir petit à petit définir l’image sans la fixer. En habitant l’outil, cela créé une intimité avec l'expérience de la perception et de la fabrication de l’image là où l’outil technologique créé une distance et enregistre. On privilégie l'expérience au résultat. C'est un outil de construction de subjectivités : c’est pour ça qu'il ne sera jamais périmé.

Puis, tu plies ta tente, il n'y a plus d'image, elle n'est plus que dans ta tête".


Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 07:19

Le 1° juillet

 

Jean-Marie Barbe, réalisateur et producteur (Ardèche Images Production), fondateur des Etats Généraux du Film Documentaire, de l'éditeur Docnet ou de Film-documentaire.fr développera pendant une journée - dans un échange avec les étudiants - des perspectives de production, de diffusion et d'édition pour le cinéma documentaire et en particulier pour les projets de films des étudiants du Master 2.


Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 23:27


Les 4 et 5 mai 2010


Comment est-ce que l’on entend ? Comment le micro restitue-t-il le son ? Comment donner envie d’entendre ? Comment réactiver le désir d’écouter ? Comment penser le sonore ? jusqu’où peut-on le penser ? Qu’est-ce que je peux décider au préalable ? Par provocation, Daniel Deshays dit aux étudiants en parlant du son : « ce n’est pas une question de technicien, mais d’auteur. D’auteur "à la hauteur » de l'enjeu créatif de l'écriture du sonore dans son rapport à l'image.


Daniel Deshays, responsable de l'enseignement du son à l'ENSATT est l'auteur de Pour l'écriture du sonore, aux Editions Klincksieck


Ecoutez la conférence de Daniel Deshays sur le site de la BPI ou L'image du sonore sur le site Lemonde.fr

Bienvenue


Ardèche Images propose des formations à l'écriture, la réalisation, la production et le Master 2 documentaire de création en partenariat avec l'Université Grenoble 3.


A Lussas, le documentaire est revendiqué comme acte  de création cinématographique essentiel à la construction et au renouvellement de notre regard sur le monde.

 


Se poser à plusieurs la question de la réalisation. en faire l'expérience à travers ce qui se fabrique et que l'on interroge : des films, des textes, de la parole. Mettre en commun ce que l'on ne sait pas forcément encore, sa pensée, son regard, sa pratique, qui se forgent d'être ainsi confrontés à ceux des autres.

Chantal Steinberg

logocanard

Inscriptions en cours

 

Les candidatures pour la Formation à l'écriture documentaire (Résidence de Lussas) qui aura lieu du février à avril 2012 sont ouvertes jusqu'en décembre 2011.  Voir le site d'Ardèche Images pour les conditions et le dossier. 

Master 2 Documentaire de création option réalisation et option production

La date limite pour le dépôt des dossiers de candidatures est fixée généralement à la dernière  semaine du mois d'Avril (voir les liens vers les sites de l’université et d’Ardèche Images ci-dessous). Les dossiers, disponibles sur le site à partir du mois de février,  sont constitués d'un formulaire  à télécharger qui permet aux candidats de décrire leurs parcours d'études et d'expériences (nous recrutons des candidats d'horizons très divers), d'une lettre de motivation argumentée et d'un projet de réalisation de film documentaire. Ce dossier artistique doit comprendre un résumé, une note d'intention (2 pages), un synopsis (6 à 10 pages) et une note de producteur pour l'option production. Le résumé (10 lignes à une demie page maximum) annonce le film en nous faisant rentrer dans l'histoire, du point de vue de l'auteur. Le synopsis donne à voir le film dans une continuité, avec ses lieux, ses personnages, sa temporalité. La note d'intention décrit à la fois le désir de film et ce qui va le rendre possible, elle développe le point de vue du réalisateur en donnant des éléments sur la démarche et la forme cinématographique envisagée : ces précisions peuvent porter sur le type de narration et les moyens techniques (son, montage, utilisation d'archives, entretiens, fil conducteur, structure narrative…).


L'équipe de l'école documentaire de Lussas peut être contactée pour répondre aux questions relatives à ce dossier artistique (04 75 94 05 31).


La formation est ouverte aux étudiants et aux adultes en formation continue, français ou étrangers possédant une bonne maîtrise de la langue française. Les candidats qui ont interrompu leurs études depuis plus de 3 ans sont accompagnés dans leur démarche par le bureau REVA du service de la formation continue de l’Université Grenoble 3 (Tél. : +33 (0)4 76 82 43 18 ou fc-reva@u-grenoble3.fr) ainsi que les salariés en Congé Individuel de Formation qui peuvent aussi obtenir le financement de leur formation.

Pour être candidat au Master 2 il faut être  titulaire d'un diplôme équivalent Bac+ 4. Les candidats non titulaires d'un Master 1 ou d'un diplôme de niveau équivalent mais qui peuvent  justifier d'expériences professionnelles ou artistiques peuvent obtenir une validation des acquis (VAPP) pour être candidat. Ces dossiers spécifiques doivent être retirés et déposés auprès du bureau de la formation continue (généralement début avril) en parallèle du dossier de candidature commun à tous les canddiats.

Une première sélection des candidatures est faite sur dossier, puis une vingtaine de candidats sont autorisés à se présenter aux entretiens qui ont lieu début juin (les dates et les résultats seront affichés sur la page de la formation du site de l'université Grenoble 3).

La formation commence pendant les Etats Généraux du Film Documentaire la 3° semaine du mois d'août, puis de début septembre à Grenoble jusqu'à fin octobre, de novembre à juillet à Lussas pour l'option réalisation, de novembre à mars à Lussas pour l'option porduction puis les étudiants suivent un stage de production exécutive.

Pour information, les droits universitaires d'inscription à l'université Stendhal s'élevaient en 2010 à 194 euros 50 pour les étudiants non boursiers.

Pour tous renseignements relatifs aux candidatures ou à l'inscription à l'université, vous pouvez contacter Vincent Sorrel



Images Aléatoires

  • projection des films de fin d'études 2009
  • Atelier de réalisation
  • projection des films de fin d'études 2009
  • histoire du documentaire 2007
  • 7° promo du Master 2

Contacts

école documentaire
Ardèche Images 07170 Lussas

04 75 94 05 31

 

Contact : Armelle Sèvre
Direction : Chantal Steinberg


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