Jeudi 18 mars 2010
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Les étudiants de la 10° promotion du Master 2 Documentaire de création ont filmé l'Harmonie de Vals-les-bains
Aubenas. Dans le regard des étudiants, l'Harmonie, c'est être "justes ensemble". Un titre qui résonne avec le processus de création du film collectif tel qu'il est envisagé à Lussas :
"Pour qu'il y ait des fausses notes, il faut qu'il y ait des notes."
"Le premier sens d'harmonie en Grec, c'est les liens qui attachent les planches d'un navire et bien sûr, pour
que le navire épouse les mouvements de la mer, il ne faut pas que les planches soient trop jointives donc les harmonies sont des liens approximatifs. Notre perception des fausses notes pourrait être le
grincement des planches disjointes d'un bateau qui malgré tout tient l'eau".
Extrait du film, à travers les propos de Christian Doumet, auteur du livre "Grand art avec
fausses notes".
Mardi 9 février 2010
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L'expérience du film collectif : du 8 février au 27 mars.
Comment se fait un film à plusieurs ? Est-ce additionner les regards. Est-ce collectionner les subjectivités?
C’est, avant tout, expérimenter une autre poétique du cinéma qui associerait pédagogie et politique. A l'École documentaire de Lussas, les étudiants du Master 2 Réalisation Documentaire se
confrontent à cette pratique du film collectif. Un temps d’apprentissage de 7 semaines pendant lequel « réaliser » s’invente et se définit au moyen de l’appropriation collective des outils
d'expression.
Pierre Hanau
"Par exemple dans le rock - l'autre chose que j'aurais aimé faire - on est en bande,
on monte dans une voiture, on joue, quand c'est fini on boit, on parle, on essaie de faire une autre chanson... C'est relativement démocratique, il y a un peu de plaisir, un peu de douleur,
et de souffrance partagés..."
Pedro Costa
A lire : Cinéma
documentaire et pratiques collectives le séminaire dirigé par Pierre Hanau pendant les Etats Généraux du film documentaire autour de la projection du film collectif 2007 "Nous
autres".
A lire : l'article sur le montage et la projection du film collectif 2009, "Les habitants".
Cette année, l'expérience du film collectif est menée par Ingrid Gogny, réalisatrice et productrice de films documentaires (Chargé de famille, d'Ingrid Gogny), et de fictions (La
main sur la gueule, d'Arthur Harari). Ingrid sera assistée par Hélène Motteau et Stéphanie Régnier (9° promotion du
master) puis l'accompagnement de ce montage sera assuré par Agnès Bruckert (du 8 au 27 mars). L'expérience, qui est un vrai démultiplicateur d'apprentissages, est réalisée en un mois d'écriture
et de tournage, trois semaines de montage, pour des films collectifs qui font généralement une durée d'une heure.
"Découvrir l'objet autrement parce que d'autres le regardent".

Séance de travail collectif avec Stéphanie Régnier et Hélène Motteau
La veille du premier jour du tournage, Ingrid Gogny a lu aux étudiants un extrait des Ecrits 1926-1971 de Jean Renoir (Paris 1974) :
"Pour se frayer un chemin à travers la jungle, il est bon de frapper devant soi avec un bâton pour écarter les dangers invisibles. Quelquefois, le bâton rencontre une branche solide et se brise
dans vos mains ; quelquefois il résiste, mais votre bras reste tout engourdi. C’est un peu ce que j’ai fait pendant ces dernières années. Je ne voulais pas rester en place. Mais l’aiguille
de la boussole que je consultais était folle, et il m’était bien difficile de trouver la direction. J’en suis d’ailleurs très fier. Cela prouve que je n’ai pas perdu le contact avec le
monde instable. Peu peuvent prétendre de savoir où ils vont. Que ce soient les individus, les groupes, les nations, le hasard est leur guide. Ceux qui marchent vers un but précis le doivent plus
à leur instinct qu’à leur intelligence. Quand j’ai fait la règle du jeu, je savais où aller. Je connaissais le mal qui rongeait mes contemporains. Cela ne veut pas dire que j’ai su comment donner
une idée claire de ce mal dans mon film. Mais mon instinct me guidait. La conscience du danger me fournissait les situations et les répliques et mes camarades étaient comme moi. Comme nous étions
inquiets ! Je crois que le film est bon. Mais cela n’est pas tellement difficile de bien travailler quand le compas de l’inquiétude vous indique la vraie direction".
Mardi 9 février 2010
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Dominique Marchais a rencontré les étudiants du Master 2 Documentaire de création, à Lussas, le 20 novembre
2009. Pendant une journée, les étudiants ont pu échanger avec lui sur son travail : la préparation et le tournage du long-métrage documentaire Le temps des grâces qui sort en salles le 10 février.
"Je l'ai fait sur 4 ans, le temps qu'il faut pour faire un
documentaire".
Vous pouvez écouter Dominique Marchais sur RFI et consulter la
fiche du film sur le site de l'ACID.
Mercredi 20 janvier 2010
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4 et 5 février
Les étudiants du master et les étudiants de l'école d'art de Valence ont suivis un séminaire dirigé par
Jean-Pierre Rhem, philosophe, historien de l'art, enseignant à l'école d'art de Lyon et Directeur du festival de films documentaires de
Marseille, Après avoir travaillé l’année dernière sur Alexandre Medvekine et sur les
groupes Medvekine de Besançon et de Sochaux, nous abordons cette année le cinéma de Chantal Akerman.
A écouter : la conférence Comment ça va la fiction ? de Jean-Pierre Rhem dans le cadre des Rencontres Raymond Depardon en Languedoc-Roussillon.
"Chantal Akerman filme la
frontière avec l'outil premier qu'est le cadre. C'est clairement la limite dont il est question chez cette cinéaste inquiétée et qui respecte l'inquiétude du monde"
Jean-Pierre Rhem, le 4 février 2010