Vendredi 8 mai 2009
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L’atelier de Lussas s’adresse à tout réalisateur – de film documentaire, quelle que soit son expérience, à la
recherche d’un lieu et d’un temps consacrés à la réflexion sur sa pratique, et à l’expérimentation.
La question de la pratique, dans le cinéma d’aujourd’hui, conduit trop souvent à confondre la maîtrise des
savoir-faire avec une standardisation des formes et des désirs. D’un côté, l’écriture comme contrainte normative. De l’autre, l’intégration domestique des outils de production numérique
instituant l’autarcie en norme alternative.
Dès lors, comment développer autrement un projet de film documentaire, c’est-à-dire comment construire et
affirmer l’autonomie d’une démarche de réalisation ? Comment faire ? Comment redonner droit aux évènements essentiels de la perception où notre expérience de la réalité trouve son origine ?
L’atelier de réalisation de Lussas est conçu dans ce but : remettre en jeu la pratique des outils du cinéma afin de donner suite, en formes sonores et visuelles, aux mouvements des
idées.
Inscription jusqu’au 14 août 2009
Dates de l'atelier : du 21 septembre au 6 novembre 2008
L’atelier de réalisation est un moment dans le travail personnel où l’on se détache du
questionnement du projet pour aller aux fondamentaux avant de retourner aux questions d’écritures du film. La
résidence d'écriture est un moment dans l’histoire d’un projet, une étape d’écriture vers sa mise en production.
Expérimentation de la chambre noire dans le paysage / expérience proposé par
Julien Daniel de l'Alhambra
Photos atelier de réalisation 2007 /
Jeudi 7 mai 2009
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A lire l’entretien avec catherine Foussadier et la réaction de Jean Breschand parus
dans Cinémas Croisés n°2, printemps été 2002, dont voici quelques extraits :
"Un film n’est pas forcément une histoire, mais d’abord, simplement, l’idée d’un trajet,
d’un dispositif, d’une situation de laquelle sortira une histoire ou autre chose. Il faut alors partir de là... et là on redonne une nécessité à la note d’intention ! » Jean
Breschand
"La note d’intention décrit l’envie de cinéma. De quel univers visuel vient ce projet ? Qu’est-ce qui fait que ce projet particulier implique qu’il y ait du cinéma ? Quelle est la vraie nécessité
de langage cinématographique ? Ce qui est intéressant dans les notes d’intention c’est ce qui ramène à l’aventure cinématographique, à un désir de cinéma.Chacun doit s’approprier sa forme. Chacun a
droit à son humeur, son insolence, ses questions, sa colère si elle ne donne pas de leçon, son ironie, son interpellation. La pertinence des bonnes questions est intéressante même si aucune réponse
n’est encore donnée. Chacun doit trouver la propre forme de sa note d’intention, y compris dans la longueur : chacun peut dire ce qu’il a à dire dans le temps qui lui correspond (1 à 3 pages est un
bon compromis, au delà il ne s’agit plus de synthèse). Un tournage répond à des questions pour en
poser encore d’autres. Ce n’est pas un "produit fini." Catherine Foussadier
Jeudi 7 mai 2009
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Afin de faciliter la mise en production des projets de films travaillés pendant les formations, une sélection
de projets développés en résidence d'écriture, en atelier de réalisation ou par les étudiants du Master sont présentés devant une quinzaine de producteurs lors de rencontres qui auront lieu les 30
juin, 1° et 2 juillet, à Lussas.
Les producteurs participants :
Arnaud de Mezamat - Abacaris Films, Julie Paratian - Avenue B, Nicolas Anthomé et Jérémie Jorrand - Bathysphère productions, Anne Moutot - Calisto productions, François Cellarier - Drop et larsen,
Olivier Daunizeau - L'image d'après, Laura Briand - Les films d'ici, Patrice Nezan - Les films du présent, Nicolas Brevière - Local films, Jean-Michel rodrigo - Mecanos productions, Emmanuel
Parraud - Petit à petit, Michèle Soulignac - Périphérie, Nicole zeizig - Z'azimut films.
Les 28 et 29 juin, les étudiants, les résidents et les stagiaires de l'atelier de réalisation ont préparé la présentation de leur projet de film. Ils ont été accompagnés par Sophie Salbot,
productrice, dans ce travail qui se veut collectif. En effet, à travers la présentation de chacun, il s’agit de partager le sens de ce qui est exprimé : Qu’est-ce que je comprends de ton projet ?
Qu’elles sont les questions qu’il me pose ? Quels sont les points que j’aimerais connaître ? Entendre l’autre parler de son projet, c’est déjà réfléchir à comment présenter le sien… Comment donner
à voir un film à partir de cette présentation orale ? Comment faire vivre les choses ? Comment - en décrivant des situations, des séquences - créer le lien entre les personnages et le producteur ?
Comment susciter des questions et des envies ?
Pour les participants, il ne s’agit pas de rappeler ce qui est déjà écrit dans le dossier, mais de trouver une nouvelle approche afin d’aborder le film autrement. Sophie Salbot a rappelé que cette
présentation n’est pas impersonnelle. Partir de son histoire pour arriver au projet est une manière d’introduire sa présentation : le « point de départ » du désir de film oriente le « point
de vue ». Ce « point de départ » n’est pas le film et souvent ce récit ne fait pas partie du film, mais il permet de comprendre d’où je parle et qui fait le film. Il explique aussi le cheminement
d’une démarche, il exprime un questionnement au travail, et le regard porté sur la réalité en question.
Mercredi 6 mai 2009
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Dans cette société-là, nous croyons que nous devons remettre en question le système établi.
Nos vies, nos observations, ces images que nous avons filmées nous convainquent que les structures actuelles sont incompatibles avec une société où les travailleurs contrôleront leurs travails,
leurs productions et où le développement économique serait orienté en fonction des besoins de l’homme;
Besoin de respirer, de boire, de manger, de dormir.
Besoin d’écrire, de se développer physiquement, intellectuellement et affectivement.
Besoin de s’unir et de travailler collégialement.
Vous pouvez lire l'intégralité du texte à propos du film 24 heures ou plus
que le cinéaste québécois Gilles Groulx a écrit en 1973 ou ses propos sur la scénarisation.
Vendredi 1 mai 2009
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Montage du 1° mai au 25 mai pour un premier groupe, et du 26 mai au 20 juin pour le deuxième
groupe
Réalisé dans les conditions d'un court-métrage, d'une durée maximum de 20 minutes, ce film individuel se tourne dans un périmètre de 30 kilomètres autour de Lussas. Chaque étudiant a commencé à
identifier ses propres tendances d'écriture, ses penchants stylistiques, les limites et les contraintes qui pèsent sur tout projet de film. Voir l'article Ecriture et tournage des films de fin
d'études
Projections au cinéma de Lussas les 3 et 4 juillet
Le public des films de fin d'études se dirige vers la salle de projection de Lussas.
Les personnages du film, Monique et Alexis Iordanoff, de Saint Giney-en-Coiron et l'équipe de Fabien Blanchon / Le personnage du film, le capitaine Alexander Serdyuk et l'équipe de Franck Moulin.
Les films seont aussi présentés pendant les Etats Généraux du film documentaire.
Présentation des films de fin d'études de la 9° promotion.
Jeudi 30 avril 2009
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Le film de fin d'études est réalisé dans les conditions de production d'un court-métrage pendant l'année de
formation, il se déroule dans les environs de Lussas. Parallèlement, tout au long du cursus, les étudiants développent l'écriture d'un projet de film destiné à être produit après la formation.
Esther Mazowiecki tourne en ce moment (à Lussas !) le film qu'elle a développé en écriture dans le cadre du Master 2 pendant l'année 2006-07.
Produit par Ardèche Images production, "La jeune fille, les garçons, le peuplier" est réalisé avec d'anciens étudiants Zoltan Hauville à l'image, Maya Rosa au son, Matthieu Canaguier est
assistant et Nadège Courant, étudiante de l'option production travaille sur la production de ce film dans le cadre de sa formation.
Le tournage avec les habitantes de Lussas de la séquence de la ritournelle, dans le champs aux narcisses.
A voir les autres photos de Jacques Moncomble, photographe à Lussas, dans l'album photo des images aléatoires.
Jeudi 30 avril 2009
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On m'a dit que j'ai trois idoles: le Christ, Marx et Freud.
Ce ne sont que des formules.
En fait, ma seule idole est la réalité.
Si j'ai choisi d'être cinéaste, en même temps qu'un écrivain,
c'est que plutôt que d'exprimer cette réalité par les symboles
que sont les mots, j'ai préféré le moyen d'expression qu'est
le cinéma, exprimer la réalité par la réalité.
Pier Paolo Pasolini
Mardi 28 avril 2009
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On peut conjecturer que le documentaire banal serait plus fidèle, dans son indifférence au réel, que le
documentaire de création qui, dans son parti pris d’un regard subjectif, voire d’une thèse, n’est souvent qu’une œuvre idéologique parfaitement traîtresse du réel, réel qui dans son intimité reste
furieusement de marbre face à nos désirs. Bien sûr, le paradoxe n’est qu’apparent : il n’est pas difficile au documentaire banal d’être objectif s’il ne dit pas grand chose. Le documentaire de
création, au moins, à une louable ambition : faire accéder le spectateur à la complexité. Distinguons deux sortes de documentaristes de création : le militant qui saisira et éventuellement tordra
délibérément (ou inconsciemment, ce qui est pire) le réel pour servir sa thèse ; l’idéaliste, dont le but n’est que de servir la vérité (mot redoutable, mais qui a ici le sens positif d’une
aspiration, d’une tension).
Alain Flageul
Le point de vue documenté parvient à révéler la raison cachée d’un geste, à extraire d’une personne banale et de hasard, sa beauté intérieure ou sa caricature. Il parvient à révéler l’esprit d’une
communauté d’après une de ses manifestations purement physiques. Et cela avec une force telle que, désormais, le monde qu’autrefois nous côtoyions avec indifférence, s’offre à nous malgré lui,
au-delà des apparences.Révéler la raison cachée et prolonger le regard au-delà des apparences, telle est encore aujourd’hui l’ambition du cinéma du réel.
Alain-Paul Fitoussi
Le documentaire de création est un document où le cinéaste se pose des problèmes de forme et pas seulement de contenu.
Nicolas Philibert
Mercredi 8 avril 2009
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Du 06 avril au 11 avril: Cadre et lumière
Intervenant: Rémon Fromont
Au moment où les étudiants pensent, écrivent et fabriquent leurs films de fin d'études, Rémon Fromon, directeur de la photo de films de Chantal Ackerman ou Claudio Pazienza revient sur les notions
et les pratiques du cadre et de la lumière. Comment construire la lumière avec la lumière du réel ?