Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 12:22
Après la formation, d'anciens étudiants de la promo 2005-2006 ont crée une revue de cinéma, Dérives dont le N°2 paraîtra en 2010. Le site Dérives.tv présente un article sur le rôle et la place du documentaire aujourd'hui, mais aussi des entretiens avec des réalisateurs sur l'écriture documentaire.

Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 15:29

L’atelier de Lussas s’adresse à tout réalisateur – de film documentaire, quelle que soit son expérience, à la recherche d’un lieu et d’un temps consacrés à la réflexion sur sa pratique, et à l’expérimentation.

La question de la pratique, dans le cinéma d’aujourd’hui, conduit trop souvent à confondre la maîtrise des savoir-faire avec une standardisation des formes et des désirs. D’un côté, l’écriture comme  contrainte normative. De l’autre, l’intégration domestique des outils de production numérique instituant l’autarcie en norme alternative.

Dès lors, comment développer autrement un projet de film documentaire, c’est-à-dire comment construire et affirmer l’autonomie d’une démarche de réalisation ? Comment faire ? Comment redonner droit aux évènements essentiels de la perception où notre expérience de la réalité trouve son origine ? L’atelier de réalisation de Lussas est conçu dans  ce  but : remettre en jeu la pratique des outils du cinéma afin de donner suite, en formes sonores et visuelles, aux mouvements des idées.

 

Expérimentation de la chambre noire dans le paysage / expérience proposé par Julien Daniel de l'Alhambra
Photos atelier de réalisation 2007 /


Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 13:39
A lire l’entretien avec catherine Foussadier et la réaction de Jean Breschand parus dans Cinémas Croisés n°2, printemps été 2002, dont voici quelques extraits :

"Un film n’est pas forcément une histoire, mais d’abord, simplement, l’idée d’un trajet, d’un dispositif, d’une situation de laquelle sortira une histoire ou autre chose. Il faut alors partir de là... et là on redonne une nécessité à la note d’intention ! » Jean Breschand

"La note d’intention décrit l’envie de cinéma. De quel univers visuel vient ce projet ? Qu’est-ce qui fait que ce projet particulier implique qu’il y ait du cinéma ? Quelle est la vraie nécessité de langage cinématographique ? Ce qui est intéressant dans les notes d’intention c’est ce qui ramène à l’aventure cinématographique, à un désir de cinéma.Chacun doit s’approprier sa forme. Chacun a droit à son humeur, son insolence, ses questions, sa colère si elle ne donne pas de leçon, son ironie, son interpellation. La pertinence des bonnes questions est intéressante même si aucune réponse n’est encore donnée. Chacun doit trouver la propre forme de sa note d’intention, y compris dans la longueur : chacun peut dire ce qu’il a à dire dans le temps qui lui correspond (1 à 3 pages est un bon compromis, au delà il ne s’agit plus de synthèse).
Un tournage répond à des questions pour en poser encore d’autres. Ce n’est pas un "produit fini." Catherine Foussadier


Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 12:47
Afin de faciliter la mise en production des projets de films travaillés pendant les formations, une sélection de projets développés en résidence d'écriture, en atelier de réalisation ou par les étudiants du Master sont présentés devant une quinzaine de producteurs lors de rencontres qui auront lieu les 30 juin, 1° et 2 juillet, à Lussas.

Les producteurs participants :
Arnaud de Mezamat - Abacaris Films, Julie Paratian - Avenue B, Nicolas Anthomé et Jérémie Jorrand - Bathysphère productions, Anne Moutot - Calisto productions, François Cellarier - Drop et larsen, Olivier Daunizeau - L'image d'après, Laura Briand - Les films d'ici, Patrice Nezan - Les films du présent, Nicolas Brevière - Local films, Jean-Michel rodrigo - Mecanos productions, Emmanuel Parraud - Petit à petit, Michèle Soulignac - Périphérie, Nicole zeizig - Z'azimut films.







Les 28 et 29 juin, les étudiants, les résidents et les stagiaires de l'atelier de réalisation ont préparé la présentation de leur projet de film. Ils ont été accompagnés par Sophie Salbot, productrice, dans ce travail qui se veut collectif. En effet, à travers la présentation de chacun, il s’agit de partager le sens de ce qui est exprimé : Qu’est-ce que je comprends de ton projet ? Qu’elles sont les questions qu’il me pose ? Quels sont les points que j’aimerais connaître ? Entendre l’autre parler de son projet, c’est déjà réfléchir à comment présenter le sien… Comment donner à voir un film à partir de cette présentation orale ? Comment faire vivre les choses ? Comment - en décrivant des situations, des séquences - créer le lien entre les personnages et le producteur ? Comment susciter des questions et des envies ?









Pour les participants, il ne s’agit pas de rappeler ce qui est déjà écrit dans le dossier, mais de trouver une nouvelle approche afin d’aborder le film autrement. Sophie Salbot a rappelé que cette présentation n’est pas impersonnelle. Partir de son histoire pour arriver au projet est une manière d’introduire sa présentation : le « point de départ » du désir de film oriente le «  point de vue ». Ce « point de départ » n’est pas le film et souvent ce récit ne fait pas partie du film, mais il permet de comprendre d’où je parle et qui fait le film. Il explique aussi le cheminement d’une démarche, il exprime un questionnement au travail, et le regard porté sur la réalité en question.




Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 13:46
Dans cette société-là, nous croyons que nous devons remettre en question le système établi.
Nos vies, nos observations, ces images que nous avons filmées nous convainquent que les structures actuelles sont incompatibles avec une société où les travailleurs contrôleront leurs travails, leurs productions et où le développement économique serait orienté en fonction des besoins de l’homme;

Besoin de respirer, de boire, de manger, de dormir.

Besoin d’écrire, de se développer physiquement, intellectuellement et affectivement.

Besoin de s’unir et de travailler collégialement.

Vous pouvez lire l'intégralité du texte à propos du film 24 heures ou plus que le cinéaste québécois Gilles Groulx a écrit en 1973 ou ses propos sur la scénarisation.



Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 12:27
Montage du 1° mai au 25 mai pour un premier groupe, et du 26 mai au 20 juin pour le deuxième groupe

Réalisé dans les conditions d'un court-métrage, d'une durée maximum de 20 minutes, ce film individuel se tourne dans un périmètre de 30 kilomètres autour de Lussas. Chaque étudiant a commencé à identifier ses propres tendances d'écriture, ses penchants stylistiques, les limites et les contraintes qui pèsent sur tout projet de film. Voir l'article Ecriture et tournage des films de fin d'études

Projections au cinéma de Lussas les 3 et 4 juillet































Le public des films de fin d'études se dirige vers la salle de projection de Lussas.
Les personnages du film, Monique et Alexis Iordanoff, de Saint Giney-en-Coiron et l'équipe  de Fabien Blanchon / Le personnage du film, le capitaine Alexander Serdyuk et l'équipe  de Franck Moulin.

Les films seont aussi présentés pendant les Etats Généraux du film documentaire.

Présentation des films de fin d'études de la 9° promotion.


Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 16:40

 Esther Mazowiecki, étudiante de la promotion 2006-07 tourne actuellement son film "La jeune fille, les garçons, le peuplier" produit par Ardèche Images Production. Il est réalisé avec d'anciens étudiants  Zoltan Hauville à l'image, Maya Rosa au son, Matthieu Canaguier est assistant et Nadège Courant, étudiante de l'option production travaille sur la production de ce film dans le cadre de sa formation.

Le tournage avec les habitantes de Lussas de la séquence de la ritournelle, dans le champs aux narcisses.
A voir les autres photos de Jacques Moncomble, photographe à Lussas, dans l'album photo des images aléatoires.


Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 09:50
On m'a dit que j'ai trois idoles: le Christ, Marx et Freud.
Ce ne sont que des formules.
En fait, ma seule idole est la réalité.
Si j'ai choisi d'être cinéaste, en même temps qu'un écrivain,
c'est que plutôt que d'exprimer cette réalité par les symboles
que sont les mots, j'ai préféré le moyen d'expression qu'est
le cinéma, exprimer la réalité par la réalité.

Pier Paolo Pasolini


Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 13:52
On peut conjecturer que le documentaire banal serait plus fidèle, dans son indifférence au réel, que le documentaire de création qui, dans son parti pris d’un regard subjectif, voire d’une thèse, n’est souvent qu’une œuvre idéologique parfaitement traîtresse du réel, réel qui dans son intimité reste furieusement de marbre face à nos désirs. Bien sûr, le paradoxe n’est qu’apparent : il n’est pas difficile au documentaire banal d’être objectif s’il ne dit pas grand chose. Le documentaire de création, au moins, à une louable ambition : faire accéder le spectateur à la complexité. Distinguons deux sortes de documentaristes de création : le militant qui saisira et éventuellement tordra délibérément (ou inconsciemment, ce qui est pire) le réel pour servir sa thèse ; l’idéaliste, dont le but n’est que de servir la vérité (mot redoutable, mais qui a ici le sens positif d’une aspiration, d’une tension).

Alain Flageul

Le point de vue documenté parvient à révéler la raison cachée d’un geste, à extraire d’une personne banale et de hasard, sa beauté intérieure ou sa caricature. Il parvient à révéler l’esprit d’une communauté d’après une de ses manifestations purement physiques. Et cela avec une force telle que, désormais, le monde qu’autrefois nous côtoyions avec indifférence, s’offre à nous malgré lui, au-delà des apparences.Révéler la raison cachée et prolonger le regard au-delà des apparences, telle est encore aujourd’hui l’ambition du cinéma du réel.

Alain-Paul Fitoussi

Le documentaire de création est un document où le cinéaste se pose des problèmes de forme et pas seulement de contenu.

Nicolas Philibert

Bienvenue


Ardèche Images propose des formations à l'écriture, la réalisation, la production et le Master 2 documentaire de création en partenariat avec l'Université Grenoble 3.


A Lussas, le documentaire est revendiqué comme acte  de création cinématographique essentiel à la construction et au renouvellement de notre regard sur le monde.

 
Se poser à plusieurs la question de la réalisation. en faire l'expérience à travers ce qui se fabrique et que l'on interroge : des films, des textes, de la parole. Mettre en commun ce que l'on ne sait pas forcément encore, sa pensée, son regard, sa pratique, qui se forgent d'être ainsi confrontés à ceux des autres.

Chantal Steinberg

logocanard

Inscriptions en cours


Master 2 Documentaire de création option production

La date limite pour le dépôt des dossiers de candidatures est le 5 juillet 2010 (voir les liens vers les sites de l’université et d’Ardèche Images ci-dessous). Les dossiers sont constitués d'un formulaire  à télécharger concernant les parcours d'études et d'expériences, d'une lettre de motivation argumentée et d'un projet de réalisation de film documentaire. Ce dossier artistique doit comprendre un résumé, une note d'intention (2 pages), un synopsis (6 à 10 pages) et une note de producteur. Le résumé (10 lignes à une demie page maximum) annonce le film en nous faisant rentrer dans l'histoire, du point de vue de l'auteur. Le synopsis donne à voir le film dans une continuité, avec ses lieux, ses personnages, sa temporalité. La note d'intention décrit à la fois le désir de film et ce qui va le rendre possible, elle développe le point de vue du réalisateur en donnant des éléments sur la démarche et la forme cinématographique envisagée : ces précisions peuvent porter sur le type de narration et les moyens techniques (son, montage, utilisation d'archives, entretiens, fil conducteur, structure narrative…).


L'équipe de l'école documentaire de Lussas peut être contactée pour répondre aux questions relatives à ce dossier artistique (04 75 94 05 31).

La formation est ouverte aux étudiants et aux adultes en formation continue, français ou étrangers possédant une bonne maîtrise de la langue française.

Les candidats qui ont interrompu leurs études depuis plus de 3 ans sont accompagnés dans leur démarche par le bureau REVA du service de la formation continue de l’Université Grenoble 3 (Tél. : +33 (0)4 76 82 43 18 ou fc-reva@u-grenoble3.fr). Pour être candidat au Master 2 il faut être  titulaire d'un diplôme équivalent Bac+ 4. Les candidats non titulaires d'un Master 1 ou d'un diplôme de niveau équivalent mais qui peuvent  justifier d'expériences professionnelles ou artistiques peuvent obtenir une validation des Acquis de l'Expérience (VAE). Cette démarche est close pour l'année 2010 - 2011.

Une première sélection des candidatures est faite sur dossier, la liste des candidats autorisés à se présenter aux entretiens sera affichée le 19 juillet 2010 (les résultats seront affichés sur la page de la formation du site de l'université Grenoble 3).

Date des entretiens : 21 août 2010

Affichage des listes des candidats admis: 22 août 2010

La formation commence le 6 septembre à Grenoble jusqu'à fin octobre, de novembre à juillet à Lussas.

 


Les candidatures pour la Formation à l'écriture documentaire (Résidence de Lussas) qui aura lieu du 8 février au 2 avril 2010 sont closes. La prochaine résidence d'écriture se déroulera en 2011.

Les candidatures pour la Formation à la réalisation (l'Atelier de Lussas) qui se déroulera de septembre à novembre 2010 auront lieu en juillet 2010.


Images Aléatoires

  • projections des films de fin d'études 2009
  • 5° promo du Master 2
  • tournage
  • Atelier de réalisation
  • 7° promo du Master 2

Contacts

école documentaire
Ardèche Images 07170 Lussas

04 75 94 05 31

 

Contact : Isabelle Combaluzier
Direction :Chantal Steinberg


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