Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 16:40

 Esther Mazowiecki, étudiante de la promotion 2006-07 tourne actuellement son film "La jeune fille, les garçons, le peuplier" produit par Ardèche Images Production. Il est réalisé avec d'anciens étudiants  Zoltan Hauville à l'image, Maya Rosa au son, Matthieu Canaguier est assistant et Nadège Courant, étudiante de l'option production travaille sur la production de ce film dans le cadre de sa formation.

Le tournage avec les habitantes de Lussas de la séquence de la ritournelle, dans le champs aux narcisses.
A voir les autres photos de Jacques Moncomble, photographe à Lussas, dans l'album photo des images aléatoires.


Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 09:50
On m'a dit que j'ai trois idoles: le Christ, Marx et Freud.
Ce ne sont que des formules.
En fait, ma seule idole est la réalité.
Si j'ai choisi d'être cinéaste, en même temps qu'un écrivain,
c'est que plutôt que d'exprimer cette réalité par les symboles
que sont les mots, j'ai préféré le moyen d'expression qu'est
le cinéma, exprimer la réalité par la réalité.

Pier Paolo Pasolini


Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 13:52
On peut conjecturer que le documentaire banal serait plus fidèle, dans son indifférence au réel, que le documentaire de création qui, dans son parti pris d’un regard subjectif, voire d’une thèse, n’est souvent qu’une œuvre idéologique parfaitement traîtresse du réel, réel qui dans son intimité reste furieusement de marbre face à nos désirs. Bien sûr, le paradoxe n’est qu’apparent : il n’est pas difficile au documentaire banal d’être objectif s’il ne dit pas grand chose. Le documentaire de création, au moins, à une louable ambition : faire accéder le spectateur à la complexité. Distinguons deux sortes de documentaristes de création : le militant qui saisira et éventuellement tordra délibérément (ou inconsciemment, ce qui est pire) le réel pour servir sa thèse ; l’idéaliste, dont le but n’est que de servir la vérité (mot redoutable, mais qui a ici le sens positif d’une aspiration, d’une tension).

Alain Flageul

Le point de vue documenté parvient à révéler la raison cachée d’un geste, à extraire d’une personne banale et de hasard, sa beauté intérieure ou sa caricature. Il parvient à révéler l’esprit d’une communauté d’après une de ses manifestations purement physiques. Et cela avec une force telle que, désormais, le monde qu’autrefois nous côtoyions avec indifférence, s’offre à nous malgré lui, au-delà des apparences.Révéler la raison cachée et prolonger le regard au-delà des apparences, telle est encore aujourd’hui l’ambition du cinéma du réel.

Alain-Paul Fitoussi

Le documentaire de création est un document où le cinéaste se pose des problèmes de forme et pas seulement de contenu.

Nicolas Philibert

Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 18:38
Du 06 avril au 11 avril: Cadre et lumière
Intervenant: Rémon Fromont


Au moment où les étudiants pensent, écrivent et fabriquent leurs films de fin d'études, Rémon Fromon, directeur de la photo de films de Chantal Ackerman ou Claudio Pazienza revient sur les notions et les pratiques du cadre et de la lumière. Comment construire la lumière avec la lumière du réel ?




Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 11:42

Du 6 avril au 31 avril 2009
Intervenants : Emmanuel Parraud et Alain-Paul Mallard

Le Film de Fin d’Études a l’ambition de sortir du cadre d’un exercice pédagogique pour devenir un film à part entière. Deux formateurs accompagnent les étudiants le long du processus créatif qui les mène de l’intuition d’une forme à un film fini : définition du projet et des intentions de réalisation, repérages, écriture —c’est à dire l’élaboration d’un dispositif spécifique et adéquat de captation du réel— et, finalement, tournage. L’essentiel du travail des formateurs est d’être à l’écoute des réalisateurs, parfois d'aller chercher chez les étudiants l’intuition —voire le désir— d’un film qu’ils ne seraient pas encore en mesure d’énoncer puis de les aider à identifier —ou inventer— une forme pour véhiculer ce qu’ils voudraient que leur film raconte. Les étudiants partent sur le terrain avec des intentions précises et énoncées. De leur tournage, ils rapportent quotidiennement des images et des sons. Le visionnage critique de cette matière avec les formateurs leur permet de re-penser le dispositif  afin que le réel réponde avec le plus d'éloquence possible aux questions posées par le cinéaste. L’enjeu : apprendre à raconter la réalité avec un point de vue, sans la trahir.



Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 12:11

L’atelier de réalisation est un moment dans le travail personnel où l’on se détache du questionnement du projet pour aller aux fondamentaux avant de retourner aux questions d’écritures du film. La résidence d'écriture est un moment dans l’histoire d’un projet, une étape d’écriture vers sa mise en production.

L’écriture du projet est travaillée dans un aller-retour entre production individuelle de textes, exercices filmiques et séances de travail collectif. La formation se déroule sur deux sessions de 15 jours entrecoupées de trois semaines de repérages.



On imagine une retraite solitaire, le silence, une maison. Or, les «résidents » embarquent ensemble, sur un radeau fragile mais jour après jour, plus résistant, d'être à la fois porteur du film de chacun et de celui des autres. Quant à l'écriture...elle s'apparente à ce travail de transcription par lequel le dormeur s'efforce, au sortir de la nuit, de retenir l’éblouissement de son rêve. Dans un premier temps, l'exercice s'avère toujours décevant, impuissant à rendre compte de la perfection d'une forme qui résiste à l'énoncé comme au rêveur lui-même. Mais peu à peu, du rêve rendu au langage, quelque chose apparaît que l'on reconnaît pour sien et que l'on ne savait pas. Le travail de la résidence s'efforce d'aider à ce que le film-rêve trouve dans le langage (cinématographique) la forme juste qui le relie aux autres. Cette forme apparaît peu à peu. Elle se construit dans le regard des autres « passagers », dans les films que l'on voit chaque jour pour tenter de déchiffrer comment d'autres ont fait pour donner forme. Elle se construit à partir de l'écoute vigilante de passeurs-réalisateurs - J. Deschamps, P.Hanau, AP.Mallard, MP.Muller, E.Parraud, C.Vargaftig pour ne citer qu'eux, qui engagent sans réserve leur propre questionnement dans la quête de ceux qui sont là. Après, tout reste à faire.

Chantal Steinberg


Exercice d'intention d'après photos:
Dans un ensemble de photos, faire le choix de 3 et 6 d’entre elles. Le choix de ces photos – comme leur agencement en une séquence – constitue une image de votre projet : un support visuel pour en élaborer la note d’intention. Ce sont donc des images réflexives. Qu’est ce qui fait lien entre ces photos, qu’est ce qui nous conduit l’une à l’autre, quels sont les manques, quelle photo finalement retireriez ou déplaceriez-vous dans cette séquence ? Vous exposerez à l’oral l’intention qui soutient vos choix. Un autre participant de la résidence prendra note de votre exposé. Ces notes constitueront une base de travail pour l’écriture de votre note d’intention.












Proposition de Marie Famulicki Link



Une centaine de projets développés en formation à ardèche Images depuis 1997 ont été produits.
Vous pouvez consulter une liste des films réalisés après une résidence entre 1997 et 2004 : link




Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 16:27
En photo, une partie de la deuxième promotion des étudiants du Master 2 Réalisation Documentaire de Création de l'Université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal, 4 des 7 étudiants : congolais, nigérien, sénégalais...


Dés sa première année, le master participe à l'émergence d'un nouveau cinéma africain...Les travaux des étudiants de la première promotion ont une diffusion internationale : Alioune Ndaye, sénégalais, a eu une mention spéciale au festival des cinémas africains de Bruxelles et au festival Afrique, Asie et Amérique Latine de Milan pour son film de fin d'études réalisé dans le cadre du Master 2. Un autre étudiant de cette première promotion en Afrique, Elhadj Sani Magori, du Niger, a reçu le prix "Best documentary feature" de l'African Movie Academy Award pour son film "Pour le meilleur et pour l'oignon". Ce film a été écrit lors d'une résidence Africadoc et produit par Magali Chirouze, à Lussas (Adalios) et la société de Malam Saguirou, au Niger. Le film est sélectionné au DOKFEST de Berlin, au festival Vues d'Afrique de Montréal et sera diffusé au "London african film festival" et au "Panafrican film festival" de Beverly Hills.

La photo de la promo 2007-08 :
Le Master documentaire sur un autre continent
A lire, un entretien avec Sani Magori dans lequel il parle aussi du projet de film qu'il a développé en écriture dans le cadre du Master 2.
Le site d'Africadoc

L'université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal à été construit sur des terres Peuls, le campus est resté un terrain de paturages pour les animaux de ces bergers.






Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 13:17

Image extraite du film collectif - Université Grenoble 3 / Ardèche Images

Directement de la salle de montage à la salle de projection, le film "Les habitants" a été montré au cinéma de Lussas par ses 12 réalisateurs. L'expérience unique du film collectif telle qu'elle est menée à Lussas a pu ce soir être partagée avec les personnes filmées, notamment la communauté du Viel Audon. Après seulement 4 semaines d'écriture et de tournage, et 3 semaines de montage, la réalisation de ce film de 50 minutes est aussi et d'abord  un démultiplicateur d'apprentissage.







Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 09:29

Klinsieck vient d'éditer dans la collection "50 questions" l'ouvrage de François Niney "Le documentaire et
ses faux-semblants". Nous pouvons que vous recommander dans la même collection "l'écriture du son" de Daniel Deshays, ainsi que l'ouvrage d'un autre intervenant du Master 2, "Le documentaire, l'autre face du cinéma" de Jean Breschand (collection Les petits cahiers, Cahiers du cinéma / sceren-CNDP). Jean-Louis Alibert, responsable du Master 2 pour l'Université Stendhal depuis la création de la formation et jusqu'en 2006 a publié "Le son de l'image" au PUG.

"Les questions du documentaire" que pose François Niney dans son ouvrage : link

Bienvenue


Ardèche Images propose des formations à l'écriture, la réalisation, la production et le Master 2 documentaire de création en partenariat avec l'Université Grenoble 3.


A Lussas, le documentaire est revendiqué comme acte  de création cinématographique essentiel à la construction et au renouvellement de notre regard sur le monde.

 
Se poser à plusieurs la question de la réalisation. en faire l'expérience à travers ce qui se fabrique et que l'on interroge : des films, des textes, de la parole. Mettre en commun ce que l'on ne sait pas forcément encore, sa pensée, son regard, sa pratique, qui se forgent d'être ainsi confrontés à ceux des autres.

Chantal Steinberg

logocanard

Inscriptions en cours


Master 2 Documentaire de création option production

La date limite pour le dépôt des dossiers de candidatures est le 5 juillet 2010 (voir les liens vers les sites de l’université et d’Ardèche Images ci-dessous). Les dossiers sont constitués d'un formulaire  à télécharger concernant les parcours d'études et d'expériences, d'une lettre de motivation argumentée et d'un projet de réalisation de film documentaire. Ce dossier artistique doit comprendre un résumé, une note d'intention (2 pages), un synopsis (6 à 10 pages) et une note de producteur. Le résumé (10 lignes à une demie page maximum) annonce le film en nous faisant rentrer dans l'histoire, du point de vue de l'auteur. Le synopsis donne à voir le film dans une continuité, avec ses lieux, ses personnages, sa temporalité. La note d'intention décrit à la fois le désir de film et ce qui va le rendre possible, elle développe le point de vue du réalisateur en donnant des éléments sur la démarche et la forme cinématographique envisagée : ces précisions peuvent porter sur le type de narration et les moyens techniques (son, montage, utilisation d'archives, entretiens, fil conducteur, structure narrative…).


L'équipe de l'école documentaire de Lussas peut être contactée pour répondre aux questions relatives à ce dossier artistique (04 75 94 05 31).

La formation est ouverte aux étudiants et aux adultes en formation continue, français ou étrangers possédant une bonne maîtrise de la langue française.

Les candidats qui ont interrompu leurs études depuis plus de 3 ans sont accompagnés dans leur démarche par le bureau REVA du service de la formation continue de l’Université Grenoble 3 (Tél. : +33 (0)4 76 82 43 18 ou fc-reva@u-grenoble3.fr). Pour être candidat au Master 2 il faut être  titulaire d'un diplôme équivalent Bac+ 4. Les candidats non titulaires d'un Master 1 ou d'un diplôme de niveau équivalent mais qui peuvent  justifier d'expériences professionnelles ou artistiques peuvent obtenir une validation des Acquis de l'Expérience (VAE). Cette démarche est close pour l'année 2010 - 2011.

Une première sélection des candidatures est faite sur dossier, la liste des candidats autorisés à se présenter aux entretiens sera affichée le 19 juillet 2010 (les résultats seront affichés sur la page de la formation du site de l'université Grenoble 3).

Date des entretiens : 21 août 2010

Affichage des listes des candidats admis: 22 août 2010

La formation commence le 6 septembre à Grenoble jusqu'à fin octobre, de novembre à juillet à Lussas.

 


Les candidatures pour la Formation à l'écriture documentaire (Résidence de Lussas) qui aura lieu du 8 février au 2 avril 2010 sont closes. La prochaine résidence d'écriture se déroulera en 2011.

Les candidatures pour la Formation à la réalisation (l'Atelier de Lussas) qui se déroulera de septembre à novembre 2010 auront lieu en juillet 2010.


Images Aléatoires

  • projections des films de fin d'études 2009
  • 5° promo du Master 2
  • tournage
  • Atelier de réalisation
  • 7° promo du Master 2

Contacts

école documentaire
Ardèche Images 07170 Lussas

04 75 94 05 31

 

Contact : Isabelle Combaluzier
Direction :Chantal Steinberg


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