Vendredi 6 février 2009
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La vision de tout film implique que nous percevons, à travers et au-delà de lui, le passage de l’histoire du cinéma.Et, au nombre des figures qui hantent cette histoire, une ombre mouvante trouble
périodiquement nos sages projections. Celle du monde ouvrier, pour-tant donné pour mort par beaucoup. Comme l’a noté H. Farocki – Sorties d’Usines, 1995 – le cinéma éprouve quelques difficultés
avec le travail ouvrier et sa représentation. Né devant l’usine, il est rare quele cinéma y entre. Or, voici que dans l’Est de la France entre 1968 et 1973 – quelques ouvriers font entrer la caméra
dans l’usine. Quelle histoire du cinéma se raconte-t-elle lorsque nous voyons, aujourd’hui, ces films des Groupes Medvedkine? Quelles attentes de spectateurs d’aujourd’hui et quelles aspirations
des cinéastes d’hier constituent le spectacle de ces formes, fragiles et imparfaites, d’un cinéma rêvé peut-être ?
Bien sûr, il y a la question de la rencontre. Résumons : la rencontre entre un groupe d’ouvriers et un groupe de cinéastes qui permet que la caméra change de camp. Pourtant, cette définition de ce
qui aurait été une expérience collective de cinéma est insatisfai-sante. Car, comment entendre aujourd’hui le terme rencontre et comprendre les puissants bouleversements qu’elle induit ? Qu’est-ce
que cela signifie – pour nous qui parfois déclarons faire profession en la matière. Cette question ne peut se poser sans nous engager dans une réflexion nécessaire sur la position sociale du
cinéma. Ainsi, de la même manière que les Groupes Medvedkine ont inventé un personnage de cinéaste – un mode d’être cinéma, saurions nous imaginer, aujourd’hui, ce personnage d’aujourd’hui, situé
quelque part et en rapport social ?
Pierre Hanau – 30 I 09
Ecoutez des extraits :
Contexte 1968, les Groupes Medvedkine
Les luttes ouvrières et anti-coloniales
Classe de lutte
Le cinéma est une arme
Le ciné train
Expérience du cinéaste
Mardi 20 janvier 2009
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Ecoutez des extraits :
Le cinéma du réel
La rigueur du film pellicule
Le zoom
Yann Le Masson a présenté pendant 3 jours aux étudiants ses films ( Kashima Paradise, Sucre amer, regarde, elle a les yeux grands ouverts) et sa démarche de cinéaste militant. Pédagogue. il
intervient à l'École Internationale de Cinéma, Vidéo et Télévision (l'EICTV) de San Antonio de los Banos, à Cuba, depuis 1996 où il a assuré la direction de la chaire de "photographie".
Préambule à imprimer et faire lire par les participants, avant toute projection et avant ma présence aux cours des jeudi 21 et vendredi 22 Janvier 2009 pour préparer des questions. Ce
texte est un court extrait du cours d'optique que je donne chaque année à l'École Internationale de Cinéma et Télé à Cuba.
L’ART ET LA MANIÈRE DU DOCUMENTAIRE EN “CINÉMA DIRECT” Pourquoi donc commencer ces réfléxions sur “l’art et la manière” de filmer
en “cinéma direct” (sur le vif), par une citation du japonais Miyamoto Musashi, célèbre Samouraï du 17 ème siècle, alors que ce guerrier japonais n'était ni photographe, ni
cinéaste, métiers qui n’existaient pas encore, et ne savait vraisemblablement pas ce que filmer sur le vif signifie, ni qu’il existera un jour une “arme” nommée caméra, différente de son arme
habituelle nommée katana, le sabre ? Il savait tout, par contre, sur ce qui différencie la vision périphérique de la rétine, (très sensible aux mouvements, à ce qui bouge et
à ce qui peut menacer) : Voir.... de la vision précise (et colorée) de la Macula et de son étonnante Fovéa : Regarder.
C'est que la virtuosité de la tenue à la main du sabre japonais "katana" ou "Tachi" ( Kashima no Tachi 鹿島の太刀 ) et la connaissance de l'art martial du
combat, sont approximativement semblables à la maîtrise aujourd’hui de la tenue à la main de la caméra lors d'un tournage en "cinéma direct", face à l'évènement imprévisible qu'il
faut savoir filmer, “Arri BL” ou "Aäton" à l'épaule ou au poing, calme ou fulgurante, prosaïque ou épique, en osmose avec ce qui surgit de la Vie au sein de laquelle
sont plongés, corps et esprit, " l'Homme ou la Femme à la caméra" selon Dziga Vertov (1896-1954), documentariste, cinéma direct soviétique.
Il y a aussi le fait que le JAPON, son peuple, sa culture et ses luttes, mais aussi ses traditions du combat : aïkido, judo, karate, taïchi (inspirées d’une connaissance profonde de la
maniére dont les animaux sauvages attaquent ou se défendent) ont été pendant trois années (1970 / 1971/ 1972) le cadre du tournage et de la réalisation, par l'auteur, Yann Le
Masson, d'un film documentaire de long métrage, en cinéma direct : "KASHIMA PARADISE". La caméra greffée au corps, la force et la beauté des images (dixit les critiques de cinéma) ont
été fonction autant d'une attitude et d'une gestuelle "animale" (celle par exemple du tigre à la chasse, dont l'art du déplacement tient de la magie : car si vous Regardez
un tigre dans la jungle, lui vous a déjà Vu mille fois) .... que de la tactique à adopter entre regarder et voir. Citation : Miyamoto Musashi 武蔵 宮本
(1584-1645) "Entre voir et regarder, Voir est plus important que Regarder. L’essentiel dans la tactique est de voir ce qui est
éloigné comme si c’était proche et de voir ce qui est proche comme si c’était éloigné. L’important dans la
tactique est de connaître le Sabre de l’adversaire, mais ne pas regarder du tout ce Sabre adverse. Méditez
bien là-dessus , compagnons ... Cette position des yeux convient aussi bien dans la tactique du simple
duel, que dans une bataille."
Mercredi 14 janvier 2009
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Ardèche Images a fait l'acquisition de nouvelles caméras et d'enregistreurs son. L'ensemble de cet équipement
utilise aujourd'hui des cartes : plus de cassettes pour une école où il y a une vraie place pour le jeté, l'exercice, l'esquisse.
Cet investissement représente un autre passage, celui de la SD à la HD avec le système P2 de Panasonic.
Le choix de la qualité de l'image (de DV à HD) définit la capacité de la carte qui a une capacité de 2,5 heures ou de 30 minutes. C'est un peu le choix d'écriture et de production entre le support
vidéo et le cinéma. Qu'est-ce que je privilégie ? La capacité d'enregistrement ou la préciosité de l'image ? Il s'agit de pouvoir se scontruire des libertés et des contraintes, envisager le choix
des supports dans ll'écriture, faire coexister dans un même film différentes matières d'images, plusieurs rapports à la durée. Nous pouvons observer que la qualité de l'image change le travail des
réalisateurs
vers une attention plus grande de la lumière et du cadre : ainsi l'image du réel n'est plus forcément l'image brute du DV.
Le choix s'est porté sur une même technologie mais deux types de caméras, les caméras d'épaule AG-HPX 500 et les camescope de poing AG-HVX 201. Site
à consulter : link
Mardi 4 novembre 2008
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Option réalisation
Du 4 au 10 novembre 2008
La rentrée des étudiants réalisateurs se fait autour de la réalisation d'un exercice filmique en "tourné monté". A la rentrée 2007, Claudio Pazienza avait dirigé un exercice filmque à partir de
haïkus. (Qu'est-ce qu'un haïku ? : téléchargez )
A la rentrée 2008, le premier exercice a pour matière les journaux des Etats généraux
écrits par les étudiants . Ce journal a été auparavant mis en forme sur le papier (textes, images, mise en page) pendant la période grenobloise de la formation. Il s’agit de réaliser un objet
filmique à partir de ce journal : Comment partir du passé, pour en faire aujourd’hui du présent en le réactualisant dans un premier geste de cinéma ?