Mercredi 6 mai 2009
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Dans cette société-là, nous croyons que nous devons remettre en question le système établi.
Nos vies, nos observations, ces images que nous avons filmées nous convainquent que les structures actuelles sont incompatibles avec une société où les travailleurs contrôleront leurs travails,
leurs productions et où le développement économique serait orienté en fonction des besoins de l’homme;
Besoin de respirer, de boire, de manger, de dormir.
Besoin d’écrire, de se développer physiquement, intellectuellement et affectivement.
Besoin de s’unir et de travailler collégialement.
Vous pouvez lire l'intégralité du texte à propos du film 24 heures ou plus
que le cinéaste québécois Gilles Groulx a écrit en 1973 ou ses propos sur la scénarisation.
Jeudi 30 avril 2009
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On m'a dit que j'ai trois idoles: le Christ, Marx et Freud.
Ce ne sont que des formules.
En fait, ma seule idole est la réalité.
Si j'ai choisi d'être cinéaste, en même temps qu'un écrivain,
c'est que plutôt que d'exprimer cette réalité par les symboles
que sont les mots, j'ai préféré le moyen d'expression qu'est
le cinéma, exprimer la réalité par la réalité.
Pier Paolo Pasolini
Mardi 28 avril 2009
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On peut conjecturer que le documentaire banal serait plus fidèle, dans son indifférence au réel, que le
documentaire de création qui, dans son parti pris d’un regard subjectif, voire d’une thèse, n’est souvent qu’une œuvre idéologique parfaitement traîtresse du réel, réel qui dans son intimité reste
furieusement de marbre face à nos désirs. Bien sûr, le paradoxe n’est qu’apparent : il n’est pas difficile au documentaire banal d’être objectif s’il ne dit pas grand chose. Le documentaire de
création, au moins, à une louable ambition : faire accéder le spectateur à la complexité. Distinguons deux sortes de documentaristes de création : le militant qui saisira et éventuellement tordra
délibérément (ou inconsciemment, ce qui est pire) le réel pour servir sa thèse ; l’idéaliste, dont le but n’est que de servir la vérité (mot redoutable, mais qui a ici le sens positif d’une
aspiration, d’une tension).
Alain Flageul
Le point de vue documenté parvient à révéler la raison cachée d’un geste, à extraire d’une personne banale et de hasard, sa beauté intérieure ou sa caricature. Il parvient à révéler l’esprit d’une
communauté d’après une de ses manifestations purement physiques. Et cela avec une force telle que, désormais, le monde qu’autrefois nous côtoyions avec indifférence, s’offre à nous malgré lui,
au-delà des apparences.Révéler la raison cachée et prolonger le regard au-delà des apparences, telle est encore aujourd’hui l’ambition du cinéma du réel.
Alain-Paul Fitoussi
Le documentaire de création est un document où le cinéaste se pose des problèmes de forme et pas seulement de contenu.
Nicolas Philibert
Mardi 24 mars 2009
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Klinsieck vient d'éditer dans la collection "50 questions" l'ouvrage de François Niney "Le documentaire et
ses faux-semblants". Nous pouvons que vous recommander dans la même collection "l'écriture du son" de Daniel Deshays, ainsi que l'ouvrage d'un autre intervenant du Master 2, "Le documentaire,
l'autre face du cinéma" de Jean Breschand (collection Les petits cahiers, Cahiers du cinéma / sceren-CNDP). Jean-Louis Alibert, responsable du Master 2 pour l'Université Stendhal depuis la création
de la formation et jusqu'en 2006 a publié "Le son de l'image" au PUG.
"Les questions du documentaire" que pose François Niney dans son ouvrage : link